Mus'Art

À la découverte des musiques anciennes

Prochains concerts

Oy Comamos
Musique espagnole, XVI° et XVII° siècles

23/03/2019 à 19h00 Villebon-sur-Yvette (église St-Côme & St-Damien) Libre participation
Programme du concert
  • Cancioneros de la Renaissance espagnole
  • Basses obstinées nées dans la péninsule ibérique : La Folia, la Ciacona...

Oy Comamos

La première partie, en Consort de flûtes à bec, donnera à entendre la diversité et la richesse du répertoire vocal ibérique, qui nous est parvenu grâce aux nombreux Cancioneros (chansonniers) qui témoignent du goût musical de l’Espagne de la Renaissance.
Le Traité des gloses de Diego ORTIZ (1553) illustrera la transition vers la musique baroque, avec l’art de la chanson ornée (diminutions, c'est-à-dire ornementation de « tubes » de l’époque) et l’apparition d’une musique purement instrumentale (le Ricercar, consistant à rechercher toutes les possibilités expressives offertes par la virtuosité instrumentale).
Le programme mettra ensuite en lumière l’œuvre du moine augustin Bartoloméo di SELMA y SALAVERDE, pour se conclure avec Andréa FALCONIERO. Ce luthiste originaire de Palerme voyagea en Italie, en France et en Espagne, avant de s’installer à Naples, alors sous domination espagnole. Il y publia son Libro di Canzone, Sinfonie, Fantasie, Capricci, Brandi, Correnti d’inspiration espagnole, et fut emporté par la grande peste de 1656.

Se rendre au concert : Villebon-sur-Yvette (église St-Côme & St-Damien) - Rue du Baron de Nivière - 91140

Les échecs de l'Académie Royale de Musique
Charpentier, Desmarest, Jacquet de La Guerre

24/03/2019 à 17h00 Bures-sur-Yvette (Eglise St-Matthieu) Entrée libre
Programme du concert

En 1687, Lully meurt : la scène de l’Académie française de musique devient alors libre pour les autres compositeurs. Avant cette date, le privilège que Lully avait racheté à Perrin en 1669 lui avait conféré une situation de quasi monopole, lui permettant d’interdire de faire chanter aucune pièce entière en France, soit en vers français ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits... Même si Lully avait marqué pour longtemps l’opéra français, chacun pouvait enfin proposer ses idées en les coulant dans un modèle abouti que tous voulaient faire évoluer.
Les extraits des Tragédies lyriques présentées dans ce programme sont toutes de la main de compositeurs talentueux ayant eu l’oreille et l’attention du Roi Louis XIV. Ce qui n’empêcha pas qu’elles connurent très peu de succès pour des raisons bien diverses… mais l’histoire de la musique n’est-elle pas remplie d’échecs qui devinrent, avec le temps, des succès ? En voici trois exemples.
Théagène et Clariclée fut représentée sans succès ; grâce aux lettres de Louis Ladvocat, on connait quelques détails des répétitions et des représentations. Comme il l’écrit le 11 juin 1695 : Enfin Théagène expira mardi, et le public assista en très petit nombre à ses funérailles…
Céphale et Procris, première oeuvre lyrique d’une compositrice française, créé en mars ou avril 1694, ne connut que cinq ou six représentations alors que Madame de la Guerre avait un très beau génie pour la composition, et a excellé dans la Musique vocale, de même que dans l’instrumentale (Titon du Tillet).
Quant à Médée, le grand chef d’oeuvre de Charpentier donné le 4 décembre 1693, on l’oublia après seulement 10 représentations avant qu’il ne soit donné en… 1984 à l’Opéra de Lyon.

Se rendre au concert : Bures-sur-Yvette (Eglise St-Matthieu) - 8, rue du Général Leclerc - 91440

Violon solo
de l'artisan à l'artiste : concert-découverte

31/03/2019 à 17h00 Chilly-Mazarin (Eglise St-Etienne) Libre participation
Programme du concert

Violon solo

L’œuvre pour violon seul à l’époque baroque ne se limite pas aux Sonates et Partitas de Johann Sebastian Bach, bien qu’elles en soient l’apogée ! D’autres violonistes compositeurs en Allemagne ont cherché à transcrire leur tradition polyphonique sur cet instrument à quatre cordes, dépassant ainsi les limites que la facture semblait lui avoir imposées. Pour aborder ce répertoire si particulier, un violon pouvant répondre à ces exigences techniques et expressives est essentiel. C’est dans cette optique que Bruno Dreux, luthier à Orléans a construit ce nouvel instrument.
Un nouveau violon, un nouveau compagnon pour explorer une musique fascinante et ô combien audacieuse. Face à ces compositions si exigeantes, le musicien forme heureusement un binôme avec son violon.
Et j’ose dire qu’avec ce nouvel instrument, j’ai trouvé le partenaire idéal pour aborder ce répertoire exceptionnel, magique et si touchant.

Patrick Cohën-Akenine

Se rendre au concert : Chilly-Mazarin (Eglise St-Etienne) - Place de l'église - 91380